Dimanche
matin, 8h30 les vététistes CTH se rassemblent autour d’Antoine. Il est parti un
peu plus tôt que les autres grimper les Alouettes. Frédéric, Camille, Jules,
Nicolas puis David. Enfin, c’est au tour de Guy-Marie et Dominique de se joindre
à nous en mode « piétons ». Nous partons dans un courant d’air
glacial venant de l’est, il s’en faut de peu pour que le terrain ne soit gelé…
Autour de la rocade nous retrouvons Samuel venu de Ménard.
On va directement monter le mont des
Alouettes par le sentier des Meuniers. Pas trop envie de rester à découvert sur
les hauteurs ou dans la boue des prairies du bocage !
Ce sera donc une séance presque
exclusive dans les pentes de la Maha et de Montassier. Pause ravito à hauteur
de la ferme, qui se délabre de plus en plus.
Nous aurons soigneusement évité les
singles si polémiques en ce moment, et qui risquent de l’être encore longtemps
au vu des traces récentes de pratiques et des barrières au sol…
Un petit crochet vers le Chaffaud,
le sentier des crêtes et l’Ormeau en fin de parcours pour 700m de D+ en 32km.
Une bonne séance de travail en fractionné. Félicitations particulières à Jules
et David qui ont peut être un peu moins de caisse que les autres, mais ont
vaillamment suivi le train correct de la sortie.
Bilan un peu frisquet, mais un
retour avec un vélo quasiment propre !!
Big Up à Kévin, Julien et Jérôme qui
se sont rendus à la Rando des Ajoncs du club de la Tremblade. Un rendez-vous annuel
VTT qui est de plus en plus apprécié et ou les places à l’inscription partent
désormais très vite ! Avis aux amateurs de sable, d’huitres, de singles et
de défi physique.
Il était une fois un monde imaginaire au pays des Ventres à
Choux
Chaque année quelques irréductibles tentent d’y pénétrer :
pour cela il faut parcourir de nuit le Pays des Alouettes à VTT après la Noël
et avant le nouvel An.
Mais surtout, respecter les passages obligés pour atteindre
ce monde merveilleux
Cette année, millésime 2021, nous n’avions pas de barrière
horaire « Covid » vers la vingtième heure.
5 courageux disciples du CTH se rassemblent à l’heure dite de
l’apéro : Antoinus, Le Baptiste, Nicoleix, Julius, et votre conteur Le Pat’ou.
A force d’attendre, on finit par être prêt !
Nous partîmes avec nos lucioles et nos chasubles couleur Pikachu
dans les dédales herbretais pour tenter de semer les esprits protecteurs du
monde imaginaire, mais aussi pour faire chauffer les cuissots.
Mais à force de tourner virer dans nos lotissements et
quartiers, il fallait bien s’éloigner et enfin grimper, nous avons d’abord traverser
le jardin dit public, puis réaliser un inventaire complet des chemins et
sentiers du parc du Landreau. Nous sommes déjà un peu dans un monde imaginaire,
qui a pourtant existé autrefois.
Et enfin nous trouvâmes la musse pour monter vers les cimes,
l’eau douce et tiède formait ruisseau où le sentier était quelques jours plus
tôt.
La clémence du temps facilitait nos pauses répétitives :
point d’Or’Mots, mais un grand sapin plus loin on fila dardar vers le Mont
Blanc avant de descendre vers le monde encore libre.
Nos esprits étaient bientôt prêts, il restait la grande
ascension à faire ou refaire et se recueillir auprès de la Chapelle, puis
traverser le grand chemin sans soixante et enfin pénétrer les bois sacrés, frontière
du monde imaginaire où nos destriers mécaniques ne sont pas encore complétement
hors la loi.
Et nous voilà au Cœur de La Maha, Antoinus ouvrit son sac et
sortit son elixir : ce qui se passa ne peut se conter, cela serait jeter
un sort pour le prochain millésime. Seulement, vous pouvez fermer les yeux,
respirer, imaginer les senteurs merveilleuses qui ouvrent les chemins
interdits.
Un Peux plus tard, nous longions un gros village. Puis
remontâmes voir l’Ange Irardière et comme dans un dernier baroud d’honneur nous
terminions chez le sieur Nicoleix pour festoyer er remercier nos esprits de
liberté et nos belles vallées enchantées.
Notre ami Jérôme et son fils Antonin nous avaient promis un terrain fait pour le VTT!!
La forêt de la Coubre, le long de la côte Sauvage.
Julien Soullard ayant déjà été rouler deux fois à "la Rando des Ajoncs" nous avait confirmé cela. Et Samuel Huvelin aussi ainsi que Pascal Brousseau. Bref, que de bons échos.
C'est donc quatre vététistes CTH plein d'espoir qui arrivent Samedi 13 Novembre au soir sur la commune de la Tremblade (Guy-Marie, Julien, Antoine et Nicolas). Nous prenons notre mobil-home et direction un resto sympa réservé par les soins de nos guides du lendemain : Fabrice et Jérôme.
Nous rejoignons trois autres camarades le lendemain matin 8h00 : père et fils Nicolas et Loan ainsi que Kévin. Ils logeaient chacun de leur côté.
Ce qui fait un groupe de 9 avec Fabrice et Sylvain nos deux locaux. Nous commençons notre périple dans les environs de Ronce les Bains avec une première boucle de "mise en jambe" qui, profitant de la marée basse, nous permet de pédaler le long de la grève sur le sable à peu près stabilisé. Quel régal, avec en toile de fond les vasières qui nous séparent du pont et le l'île d'Oléron.
Nous retournons voir Jérôme qui... sort du travail!! Eh oui, le métier de boulanger ne fait pas de cadeaux. Et quand il est au four, Jérôme ne peux pas être avec ses copains au VTT. Pour autant, il pense à eux : pour preuve des chocolatines et du fameux "pain du randonneur" au dos de sa voiture.
Tout le monde s'est restauré et on repart pour un single interminable, la magnifique piste balisée FFC n°4.
C'est une régalade : des virages, des virages et encore des virages dans des sous-bois magnifiques à l'automne. Nous sommes incapables de savoir dans quelle direction nous évoluons tellement les repères sont brouillés. Peu importe, aujourd'hui nous n'avons qu'à mettre nos roues dans le sillage de notre poisson pilote passionné par son sport : Fabrice. Et Sylvain nous ferme la marche pour récupérer les brebis égarées. Nous n'avons plus qu'à profiter et causer avec Jérôme après tant de mois sans avoir pu partager ces moments.
Nous pouvons prendre la mesure de l'extraordinaire terrain de jeu qui s'offre à nous. Nous croiserons quelques groupes VTT locaux, plutôt équipés de fatbikes sur ces terrains un plus meubles et sablonneux. Néanmoins, nous arriverons à passer dans les zones où nous emmène Fabrice.
Ces tracés sont exigeants car ils obligent à une relance permanente. A ce petit jeu, Loan qui n'avait pas pédalé depuis 7 mois, commence à serrer un petit peu. On se demander comment constituer les groupes pour le retour, ou bien pour prolonger.
Nous sommes 4 à reprendre la direction du Gardour, un relai télécom sur une dune. Et c'est un vrai champ de mines, aux virages s'ajoutent des bosses, permanentes. Julien nous avait prévenu : attention ça use, ça use! Bon, les images parlent d'elles-mêmes.
Nous bouclerons donc péniblement 50km, avec un petit regret pour les plus en forme. Julien, Antoine et Fabrice qui n'en diront rien, mais auraient bien fait tourner encore un petit peu plus les jambes dans le sable du Gardour.
Pour finir en beauté (hormis Nico, Loan, Sylvain et Kévin) Jérôme nous ouvre les portes de sa boulangerie. Sa famille nous reçoit avec une belle table au chaud.
Nous rechargeons donc nos batteries (au sens figuré) et repartirons vers la Vendée avec le souvenir d'un espace magnifique accessible au VTT. Julien et Kévin devraient y revenir rapidement à l'occasion de la rando du club de la Tremblade : les Ajoncs 2022. Avis aux amateurs d'huitres!
C'est ce dimanche 10 Octobre que nous nous retrouvons dans le brouillard de la grande plage de St Gilles Croix de Vie. Une 40aine de kilomètres nous attendent dans la Forêt du Pays de Monts, le long de la Vélodyssée, jusqu'à la Barre de Monts.
Nous terminerons par un pique-nique extérieur plus facile à organiser en cette période de restriction sanitaires.
6 membres du CTH (Patrick, Pierre-Henri, Kévin, Mickaël, Antoine et Nicolas) et 2 invités (Marie-Mathilde et "P'tit Boire"). Deux voitures viennent des Herbiers, Patrick et Nicolas arrivent en vélo de St Jean et Notre Dame de Monts.
9h50 démarrage dans une atmosphère fraiche et humide. On a connu mieux pour les paysages et apprécier cheminer le long de la corniche de St Hilaire de Riez.
Qu'à cela ne tienne, les premières portions plus sableuses et moins roulantes se présentent déjà à nous. Le pilotage sur cette nouvelle surface absorbe toute notre attention et Pierre nous dispense quelques conseils d'enduriste moto averti. Il ne faut pas perdre de motricité en côte et ne pas se laisser embarquer la roue avant en descente pour éviter les embardées.
Nous nous demandons si nous arriverons au terme de ce périple!!
La première moitié du parcours jusqu'à St Jean nous verra passer par quelques portions bien sableuses. Toujours avec cette grisaille constante qui nous empêche de profiter de la mer.
Le hasard faisant bien les choses nous y croisons notre photographe maison "Gino".
La seconde moitié sera plus ludique. Le terrain plus stable facilitera les relances dans les sous-bois de pins, voir sur des portions très roulantes en bord de route.
Le soleil arrive et parvient à nous réchauffer un peu.
A ce petit jeu, notre guide Patrick et son ami ne faiblissent pas. Et Mickaël a toujours du jus pour terminer les ascensions à la force des mollets.
Bilan : 41km de découvertes avec une arrivée à 13h45 au belvédère du Pey de la Blet.
On y voit l'Océan derrière des Dunes à l'Ouest, le pont de Noirmoutier au Nord, le marais breton à l'Est et la forêt vallonnée qui s'étire au Sud.
Une mention toute spéciale pour Marie, qui nous a suivi avec le plus lourd de tous les vélos. Certes en assistance électrique, mais avec deux sacoches chargées!!
Puis vient le plaisir de retrouver les proches autour de tables sous les pins. Les enfants y trouvent rapidement un terrain de jeux à leur mesure : cabanes, sable, les "poteaux de Koh-Lanta" etc...
Bon, en tout honnêteté, nous sommes mi-octobre et il fait tout de même frais. Les moustiques du marais sont aussi assez voraces et se font plus nombreux à mesure que l'après midi avance.
Chacun rentrera vers le bocage avec néanmoins un souvenir de cette longue et intense journée.
Une idée à reconduire à une belle saison. Peut-être en dessous de St Gilles, aux abords du lac du Jaunay et de Brétignolles. Guidé par notre compagnon Dominique cette fois-ci?
Pour un regard extérieur sur le Blog, on pourrait penser que le Club n'a plus d'activité depuis 1 an et demi!?
Pourtant, il n'en est rien. Nos sorties hebdomadaires ont toujours été poursuivies. En dehors de quelques périodes d'interdiction stricte dues à la Covid, notre sport a été relativement épargné.
Tant mieux, tout le monde a besoin de sortir, d'avoir des projets, de se défouler, de s'amuser et... au final de le partager.
Pour illustrer cela, retour sur le 4 Juillet. Malgré une météo peu engageante, nous sommes 4 à démarrer du local ce Dimanche à 8h00 : Guy Marie, Maximilien, Nicolas et Jules arrivé il y a peu dans le club. Antoine a démarré de son côté à 7h00 pour une grande boucle solo de 61km. Camille et Julien iront tourner dans les Alouettes l'après-midi.
Départ sous la grisaille pour rejoindre Mickaël et Romain (qui vient découvrir le club) devant l'entrée du Puy du Fou.
De là, Guy Marie nous quitte pour rouler à son rythme, il préfère redémarrer en douceur.
Bords de Sèvre.
Nous nous dirigeons vers le bord de Sèvre, ses passages techniques et ses raidillons qui cassent les pattes ; peut-être pas le meilleur terrain pour l'initiation! Mais qu'à cela ne tienne, tout le monde suit. Et nous voilà embarqué de la Roche Bordron en passant par Mallièvre, Treize-Vents, le bac de Chambon à franchir puis Poupet et sa nouvelle infrastructure festivalière bien calme dans la matinée.
Traversée au bac de Chambon
Les "poissons pilotes" n'épargnent pas trop les nouveaux venus. Les petites options techniques s'enchainent. Un peu émoussés, nous ressortons enfin de la vallée par la longue montée de Normande. Mickaël et son ami retournent vers St Mars la Réorthe. Nous retournons vers Les Herbiers par les crêtes sous le déluge. Le chemin de l'Ormeau est devenu, comme à son habitude, une rigole.
Félicitations à Jules qui a enduré le retour mais sans rien lâcher malgré la pluie, le vent, le froid et la fatigue.
C’était il y a longtemps, quand la Covid 19 n’existait pas :
quelques VTTistes expérimentés lançaient ce projet de partager un week-end
sportif et touristique à la montagne Noire.
Avec un an de retard, nous y voilà : 7 mercenaires du CTH,
licenciés anciens ou de dernière minute, venus affronter les difficultés et les
plaisirs de cette célèbre rando VTT. Antoine, Cédric, Julien, Mathieu, Nicolas,
Samuel, Pat’ : ils ont tous l’expérience du VTT sportif dans nos collines
vendéennes et se sont préparés pour ce défi dans les sommets du Minervois.
La veille, après un voyage presque sans histoire, certains retrouvent
le lieu et cette ambiance familiale et accueillante, d’autres découvrent :
Villegly et son chouette camping.
On recharge les batteries : riz, pâtes,
fromages. On finalise la préparation de nos destriers mécaniques et de nos
sacs : demain, on prévoit 9 à 12h sur un parcours technique et pentu.
Dans notre mobile-home, il a fait chaud cette nuit. Antoine a dormi
avec son vélo (les jockeys dorment bien dans le box de leur pur-sang !).
Petit déjeuner rapide et regards vers le ciel : des averses et des orages
sont annoncés.
Direction la ligne de départ : on a le temps de discuter avec
quelques clubs vendéens, puis les « fauves » sont lâchés dès 6h30 par
petit groupe.
Si t’as pas fait Cap Nore alors tu peux pas savoir. Tu peux regarder YouTube,
tu peux étudier des GPX et des profils, tu peux écouter Antoine, Sam et
d’autres revenants, mais ce que tu vas trouver, c’est autre chose : c’est
la Cap Nore. Ta Cap Nore.
Dès le départ, le ton est donné : petits sentiers, petites montées,
petites descentes, partout de la caillasse, des racines, du pilotage en
permanence. Toujours sur le vélo. Après presque 1h30 on arrive au premier
ravito : à peine 15km parcouru ! Ceux qui sont partis un peu vite
comprennent qu’il faut « gérer » avec 85km restant à parcourir.
S’ensuit de sympathiques montées (mon kif !) et de redoutables
« lits de ruisseaux » où on passe son temps à hésiter, à rester sur
le vélo ou à courir à côté dans la caillasse… Des parties presque
roulantes : dans les vignes. La pluie s’invite : quelques gouttes pour
le moment rafraichissantes.
Second ravito : il pleut. Il pleut beaucoup. Mais c’est le moment
de bien se nourrir pour récupérer des efforts passés et surtout se préparer
pour la suite. On s’est retrouvé à 3 : Julien attentif à son dos, Sam qui
lève le pied après une chute et Pat’ en mode « je ménage ma monture ».
On repart à notre rythme ni lent, ni rapide mais concentré pour la suite :
avec la pluie et le gros du D+ qu’il nous reste à faire.
Désormais, la fraicheur du départ n’est plus là, des passages trop
pentus se font à côté du vélo, le ciel s’assombrit : ça sent l’orage. Les
nombreux passages dans des forêts sombres pourraient presque nous rendre
tristes. Mais, on résiste : on aperçoit par moment le Pic de Nore. Loin.
Nous arrivons alors à la bifurcation : il faut choisir 100 ou 85.
Mon choix est fait depuis longtemps : 85km ce sera déjà bien assez long.
Julien et Sam hésitent, puis me suivent ! Le 3ème ravito est
partagé avec un parcours « Gravel ». La présence des pompiers en
intervention à la recherche d’un VTTiste à secourir nous rappelle à la
sécurité. L’orage gronde, la pluie est abondante, les sentiers restent
praticables malgré quelques zones bien humides. On est dans la dernière montée
vers le Pic de Nore.
Et le voici enfin : c’est un pic !... C’est un cap ! Que
dis-je c’est un cap ? juste un grand bidule !
L’orage cesse, les nuages s’effacent et nous y voilà : fiers et
vaillants. 13h15. Pause photo.
Une autre rando va commencer : nouvelle météo, exercices de
descente et révisions pentues sur les soubresauts de la montagne Noire.
La première partie de la descente laisse rapidement les prairies du
sommet « Pic de Nore » pour s’enfoncer dans la forêt avec une belle
descente VTT essentiellement dans la terre et plutôt « accessible »
si on a un peu de pratique et le matériel adapté : freinage et pilotage
permanents.
Après s’être brulé les cuissots dans les montées, ce sont désormais les
épaules, bras et poignets qu’on sollicite. Arrive alors sous un beau soleil du
Sud, le Ravito 4 : on en profite pour bien se restaurer, avec sandwich « pâté-saucisse-merguez »
et faire le plein d’eau ! Super ambiance et ciel ensoleillé.
WhatsApp nous donne des infos sur nos 3 compères du 100km et Mathieu
qui se « promène » sur le 85km.
On se dirige vers des éoliennes par une ancienne voie romaine :
cela ressemble plus au lit d’un ruisseau qu’à un chemin. « Alea jacta est ».
Les paysages changent : c’est aride et chaud, des cailloux et des maquis.
Mais l’horizon est de toute beauté : sauvage et ensoleillé, accidenté et
lumineux.
J’ai laissé filer Julien et Sam dans les descentes, je gère avec
prudence mes « sauts » dans la caillasse. Quand ça descend, je me
traine : fatigue, inexpérience et vélo peu adapté. Je m’arrête toutes les
2 minutes pour laisser passer : les VTTiste habitués et bien équipés avalent
ces descentes, c’est très impressionnant comment ça peut aller vite !
Dernier ravito : j’arrive alors que Julien et Sam repartent.
Encore 13km. La fin devient plus facile, de rares montées, des cailloux et
quelques zones plus roulantes… ça sent bon l’arrivée. Je retrouve des forces
sur les derniers kms, mais ce n’est pas le moment de s’amuser à doubler :
juste faire durer ce moment où on arrive heureux d’une promenade de plus de 10
heures.
La ligne d’arrivée passée, ce sont les retrouvailles avec Julien et
Sam : pour faire des photos et continuer à partager et savourer cette
belle journée. Un peu plus tard, on accueille Cédric qui termine en pleine
forme ses 100km !
La fête continue : Antoine,
Nicolas et Mathieu arrivent. 100% de réussite pour le CTH !
Les 7 vainqueurs se retrouvent pour fêter ça : une soirée à bien
se désaltérer et savourer…
C’est désormais presque une
tradition : la Nocturne VTT du CTH.
Ou comment quelques irréductibles
choisissent le froid et l’humidité d’une nuit d’hiver pour enfourcher leur
destrier mécanique pour affronter nos collines vendéennes.
Cette année, c’est le preux
chevalier NicolEix qui nous fait une invitation Doodle un jour de solstice.
Avec une adaptation liée au
confinage d’hiver : départ 17h, retour avant 20h.
Dare-dare, quelques inscriptions
courageuses : météo exécrable annoncée.
C’est le dimanche 27 qu’Antoine
bouleverse les agendas du repos de Noël : la convocation des guerriers est
pour le lendemain. Au crépuscule de la tempête Bella.
Le Jour J
Du côté de la Guerche, à 17h, seuls
3 héros s’équipent et s’échauffent : NicoGab, SamC et Pat’.
Antoine n’est pas là.
Viendra-t-il ? A-t-il
renoncé ?
Quelques SMS plus tard, le voilà !
Un Antoine suréquipé et suréclairé. Ouf.
Et nous voilà parti guerroyer sur
nos collines à la lueur de nos frontales : nous montons d’abord vers
l’Ormeau par Le Sentier-Ruisseau. Cela fait du bien, c’est un bon échauffement.
Nous continuons en redescendant
vers La Creulière puis la Haute-Monnerie, le trajet se poursuit en montant à La
Chalonnière avec une adhérence très approximative dans la boue de la sente trop
pentue.
Nous hésitons à faire le grand
tour par le Bois des Jarries et Mallièvre. Le bon sens et les conditions
difficiles ont raison de notre courage : la dernière bataille sera aux
Alouettes.
Le Quatuor accélère et rejoint le
Chaffaud pour une descente engagée pour certains et prudente pour d’autres.
On passe près de Montassier, puis
au moment de choisir entre un côté obscur ou un autre côté obscur, c’est sans
la Force et sans les Cannes pour la montée des Marches que je résiste à
l’invective d’Antoine pour passer à gauche (sans arme).
Rapidement mes compères me
rattrapent, et quand arrivent les rochers je fais un refus d’obstacle : me
voilà désarçonné. En piéton bien penaud, j’accompagne et guide donc ma monture
pour recoller au grupetto qui fanfaronne un peu plus haut.
Enfin au sommet, une pause
s’impose, mais un zeph puissant et froid nous décide à mettre pied à terre un
peu plus loin : La Maha et sa grange écroulée.
C’est alors l’Apothéose de notre
sortie, les 4 compères vivent un moment de grâce, les nuages s’écartent et
c’est sous un beau clair de lune qu’un camel bag plein à craquer s’ouvre et
découvre une préparation soignée d’un vin chaud extraordinaire. Sa chaleur et
ses senteurs ensoleillées nous réchauffent le corps et l’esprit.
S’en suit une campagne de Selfies pour ne pas oublier
ce moment magique !
Puis la discussion ne pouvant
s’éterniser, un consensus est trouvé pour une dernière boucle dans La
Maha : on remonte aux Moulins et rebelote jusqu’au ruisseau par une
fameuse sente : La Mexiquaine !
Voilà, ça sent la fin, une
dernière montée puis le retour vers Montassier.
Il faut vite rentrer pour
respecter les 20h max : à plus de 50km/h on descend la 160 et c’est en
fanfare qu’on aborde la Grand’Rue déjà déserte.
Retour à La Guerche où Jade nous
attend pour nous désaltérer encore un peu...
Petite description de la Transmaurienne Vanoise : c’est
une épreuve qui se déroule chaque année en juillet, sur 6 jours, en Savoie en
mode rando (cumulant 6000m de dénivelé positif) ou en mode compétition (cumulant
9000m de dénivelé positif).
En 2020, a lieu la 32ème édition avec la
particularité d’être la course unique qui sert pour le Championnat de France de
VTT en mode XC Marathon le lundi 10 août. Le ton est donné ⤴.
Notre Vendéen Pierre BILLAUD remet son maillot en jeu.
Avec cette année si particulière avec le Covid et l’annulation
de la majorité des épreuves, l’entrainement a été particulier avec le droit de
rouler depuis le 11 mai, date du déconfinement. Je réfléchis et je m’inscris avec l’espoir que
les courses ne soient pas annulées…
Jour 1 - Lundi
10 août 2020
Le
départ a lieu à Val Cenis 9h00 avec les précautions sanitaires qui s’imposent
avec le masque (pour la zone de départ). Le positionnement se fait selon les
titres de chaque participant(e). Et oui la course est mixte. Les élites et champions en titre prennent le
départ sous l’arche et je me retrouve très justement dans la 3ème
zone…
Le circuit nous emmène dans la vallée pour étirer le peloton. La journée s’annonce
belle et les paysages sont magnifiques. Chacun trouve son rythme et son allure.
La course fait 76km, une belle bosse nous attend, alors je gère et j’en garde
sous la pédale.
À 9 km arrive la première bosse de 500m de D+ pour atteindre le ravito du Col du Mont Cenis. Le ravito est uniquement liquide. Par le Covid,
nous devons être en autonomie pour le ravitaillement solide.
Après ce 1er ravito, le circuit nous fait redescendre
dans la vallée à Lanslebourg dans des lacets ludiques avant d’attaquer la
grosse difficulté de la course. La voilà, une bosse de 1000m de D+ sur 15km. J’y
vais. Là encore, je gère mon effort. Je calcule mon avancée pour réussir à passer
la barrière horaire à 13h30. Le panorama est superbe même en étant dans la difficulté.
Des VTTAE commencent à nous rattraper avec leur circuit plus court sur la
portion de circuit partagé. Le ciel se couvre et nous entendons l’orage grondé au loin
et je continue l’ascension. Soudain sur le parcours, l’organisation nous dévie car
il y a trop de risque à poursuivre le circuit. Je ne vous explique pas mon abattement
de voir que je ne pourrai pas finir la course !
A plusieurs, nous suivons la déviation de circuit jusqu’à
rejoindre les 11 derniers kilomètres de la fin du parcours.
Quelle surprise de me retrouver sur la fin du circuit
derrière le champion Pierre BILLAUD qui remettait son titre en jeu aujourd’hui.
Pour replacer le contexte, il a parcouru 30km de plus que moi à ce moment-là…
Je termine la course avec plaisir avec des descentes
parfois techniques mais avec un peu moins d’engagement qu’au début. Il y a eu très peu de portage.
Je termine ma course du jour avec 47km et tout de même 2100 de D+
avec un léger goût d’inachevé mais heureux d’avoir roulé sur les traces des
champions.
C’est avec admiration que j’assiste aux podiums de cette
course de Championnat de France VTT XCM féminin et masculin.
Podium Féminin : à gauche 2ème Margot MOSCHETTI - au centre 1ère Léna GERAULT - 3ème Pauline FERRAND-PREVOT
Podium Masculin : à gauche 2ème Joshua DUBAU - au centre 1er Hugo DRECHOU - à droite 3ème Thomas CHAMPION
A partir de cette 3ème journée, le départ se fait à Aussois. Commune à une dizaine de kilomètres de Val Cenis. Le format de cette journée est particulier. C'est de type XCO : 4 boucles de 7 kms à parcourir avec un dénivelé de moins de 300m. Il y a 3 groupes pour le parcours des 9000.
Là encore, les groupes sont composés par niveau. Je fais partie du premier groupe avec un départ à 12h. Les femmes partent à 14h. Les élites hommes ont un départ à 16h.
A midi, il fait très chaud pour faire cette épreuve.
Je termine cette course avec seulement 3 tours soit 20kms et D+800m, le plus rapide du groupe ayant terminé avant que j'entame mon 4ème tour. Je n'ai pas été assez rapide 😉
Belle occasion de me prendre en photo souvenir à côté de Pierre BILLAUD et de suivre son parcours à partir de 16h :
Le
départ a lieu à Aussois à 9h00 toujours avec le positionnement selon le niveau. La course s'annonce avec 40kms et 1800m de dénivelé positif majoritairement sur le début du parcours.
L'objectif de cette dernière journée de Transmaurienne Vanoise pour moi est encore une fois de se faire plaisir. Ce qui a été le cas. Dans un cadre magnifique et un traçé extra. Nous descendons pour nos premiers kilomètres vers L'Esseillon. L'organisation nous offre un beau panorama sur les ruines du Fort Charles-Félix.
Nous traversons même les entrailles d'un Fort "Redoute Marie-Thérese" avec descente d'escalier, tunnel... !
Le suite se passe en extérieur dans la Forêt du Nant avec les chemins forestiers. J'atteinds le 1er ravito en pleine verdure au Chalet de Longe Côte. Je me régale des paysages !
Le circuit nous fait passer sur des ponts, traverser des prairies avant de rentrer dans des forêts pour atteindre l'autre versant. Il y a ici un peu de portage qu'il fallait mieux appliquer pour ne pas chuter très bas.
2 ravitaillements se trouvent sur la fin du parcours et une partie ludique en empruntant un bike park.
Bilan de cette course : 42kms de distance et près de 2000m de dénivelé positif. A l'arrivée, l'organisation offre une médaille de Finisher de cette 32ème et belle édition de la "Transmau" ou "TMV" à un participant heureux !